Nathan Chevalier
Journal Intime d'un mouilleur de couches.

Toujours vivant

C’est sans doute le meilleur titre pour ce drôle de billet. Lorsque j’évoque les dangers de la sonde et de ses conséquences, jamais je n’aurai pu penser à ce qui vient de m’arriver il y a tout juste 2 jours.
Je vous relate les faits :
Samedi soir dernier, je décide de remettre ce tuyau en utilisant cette nouvelle technique.
Le dimanche matin je suis un peu surpris de ne pas sentir le bout de la sonde dans mon zizi… Je constate assez vite que cette salope a du remonter assez haut dans l’urètre.
Je passe donc ma journée de dimanche à tenter une solution pour la faire redescendre : peau de balle. Coté sensation, je dois forcer pour uriner et ca commence à m’inquiéter sérieusement. Isaac Newton ayant découvert la gravité et vu qu’elle est une composante essentielle sur terre, je ne m’affole pas : elle va bien finir par redescendre…J’appelle ma Nounou et Michel, mon meilleur ami qui eux aussi commencent à paniquer….
Laissons passer la nuit et on avisera Lundi…
Je me couche dépité et bien alcoolisé je dois l’avouer….je n’imagine même pas me pointer aux urgences pour leur expliquer mes conneries…
Lundi matin, réveil aux aurores et re-tentatives diverses et variées (en passant par les plus dangereuses et stupides comme tenter avec un bout de fil de fer et une ficelle de choper le bout de la sonde pour la faire revenir. SANS SUCCÈS.
A Midi je me résigne enfin à aller voir les urgences.
Je n’en mène vraiment pas large mais là je n’ai plus le choix.
13H30 : j’arrive aux urgences accompagné de ma nounou qui n’a pas voulu me laisser seul (je peux la comprendre car elle flippait autant que moi si ce n’est plus)
Je ne sais pas si vous pouvez imaginer la surprise du corps médical et des interlocuteurs successifs que j’ai du croiser dans ma pérégrination afin d’obtenir enfin le sésame vers le service d’urologie. Là bien sur finit les allégations et place à la franchise en essayant d’être le plus précis possible. J’explique à l’urologue comment j’ai procède, il m’écoute attentivement et reste très professionnel.
15h00 : Là enfin je suis pris en urgence par un spécialiste qui va insérer son engin de mort dans l’urètre… Au fur et à mesure qu’il avance il me dit : « oh la, mais elle est logé loin votre sonde !! » Pour finir par : « oh!! Monsieur, elle n’est pas dans l’urètre mais complètement dans la vessie !!! » INCROYABLE !!
Je n’arrive pas à croire que cette salope ait pu remonter presque 20 cm toute seule : et Newton dans tout ca !!
Quel con ce Isaac !! Je comprends alors assez vite pourquoi mes tentatives précédentes furent ponctuées d’échecs successifs. Un Urologue et deux assistantes tentent d’extraire ce putain de tuyau sous anesthésie locale. Il ont tenté de l’enlever sans y parvenir en cassant même une espèce de pince, accessoire ressemblant à une pince à sucre mais en beaucoup plus petit…
Bref, un vrai calvaire !! L’urologue me dit alors : « il faut vous opérer d’urgence sur le bloc opératoire avec anesthésie générale…., j’appelle mon collègue pour savoir si il peut vous prendre. » Ma chance a été que non seulement l’aile 5 du service d’urologie avait une chambre de libre mais de plus le chirurgien était disponible pour une intervention et que j’étais à jeun depuis la veille au soir (tellement dépité que ca m’avais coupé l’appétit)
15h30 : Arrivé au service d’urologie aile 5, prise en charge immédiate.
16h00 : Arrivé au bloc opératoire.
17h00 : Je me réveille et je demande à uriner, ce que je fais sans trop de difficulté à la surprise de l’infirmière de service puis on me reconduit dans ma chambre, je suis shooté mais je n’ai pas mal (encore un miracle)
Ma nounou m’attend, anxieuse et flippée, j’arrive à la rassurer comme je peux mais j’ai su ensuite qu’elle s’était effondrée le soir (je suis vraiment trop con moi !!)
J’ai passé la nuit en observation et le lendemain j’ai pu rentrer chez moi.
Je suis calmé de ces pratiques pour un sacré paquet d’années !!!
Pourquoi je vous raconte cette mésaventure?
Tout simplement parce que ca reste un jeu extrêmement dangereux, voire mortel.
Le jeu n’en vaut pas la chandelle car après des années passées à porter la sonde, je n’ai constaté aucun dysfonctionnement notoire de mon système urinaire.
Les sphincters et le système urinaire est certes une usine à gaz, mais ce n’est pas en portant la sonde que vous arriverez à devenir incontinent.
Au mieux c’est l’infection urinaire, au pire c’est la mort…
Je suis passé à 2 doigts Lundi dernier et je parle donc en connaissance de cause.
Ce que je ne savais pas (malgré mes 20 ans d’expérience) c’est qu’une sonde pouvait remonter jusqu’à la vessie et croyez moi, ca calme même les fous furieux de mon espèce.!!!
Michel et Nathy m’ont conseillé de publier ce billet afin que vous preniez conscience du danger que représente le sondage à demeure.
Si vous avez des commentaires n’hésitez pas…

Rappel Important

Devant le nombre de personnes intéressées par le sondage à demeure, je tiens à préciser certaines choses primordiales. Tout d’abord le sondage reste un jeu dangereux accessible à ceux qui ont déjà une bonne connaissance en médecine. Car bien sur que le risque prioritaire est l’infection urinaire. Pour ceux qui n’en n’ont jamais eu, sachez que c’est très douloureux et peut dans certains cas s’avérer mortel. Il y a 17 ou 18 ans, je n’y connaissais rien. Ni les risques ni les conséquences. J’avais découvert cette technique sur un fanzine de chez DPF qui présentait un livre traitant de « the danger of catheterization » (à l’époque ou internet n’existait pas et où on communiquait par fanzines et documentations diverses via la poste !!) Bref ce titre m’avait interpellé et je décidai alors d’en savoir plus….
Mais je n’ai pas acheté le livre, seulement trouvé une sonde et une seringue pour « voir ce que ca faisait »… Appréhension en plus de faire entrer en moi ce drôle de tuyau (car je pensais que ca faisait très mal)… La plus grosse connerie ayant été de ne pas pratiquer d’asepsie et d’ensuite prendre un bain ainsi équipé… Résultat : moins de 24 heures plus tard, des douleurs alors que je n’avais gardé la sonde que quelques heures. Je ne m’inquiète pas trop mais le lendemain lorsque j’ai commencé à pisser du sang et que ma température est montée à plus de 40° avec un mal aux testicules épouvantables, je vous assure que j’avais enfin compris mais trop tard. 2 mois allongé avec des testicules qui avaient triplé de volume  qui me faisaient un mal de chien et dans la bataille j’en ai perdu une !!
Donc OUI cette technique est très dangereuse et ne se pratique que si vous êtes expérimentés dans le domaine… Pour des personnes comme moi ou bien bbmichel, c’est un peu différent car nous pratiquons le sondage depuis plus de 15 ans. Nous connaissons bien notre corps et savons comment la mettre et quand l’enlever. Je pense qu’avec les années notre vessie et notre système urinaire à du réussir à fabriquer des anticorps pour les bactéries, virus et autres saloperies dont le monde regorge. Notre corps doit se défendre tout seul, cependant les impératifs sont toujours les mêmes : Asepsie et règle d’hygiène stricte. Il faut aussi savoir pour répondre à une des questions posées que le sondage à long terme ne provoque pas d’incontinence. Il affaibli bien sur la capacité musculaire des sphincters un moment donné, mais la nature reprend très vite le dessus et un ou deux jours suffisent pour retrouver une continence normale. Maintenant peut être que 6 mois non stop feront plus de dégâts mais je n’ai pas encore essayé et je n’ai jamais trouvé de témoignages à ce sujet.

La Solution Finale

En parallèle de mes sorties avec Ma nounou j’étais toujours en quête de cette fameuse solution finale. Une solution qui fasse que mon zizi soit en tout point identique à celui d’un pisseux. Je peux désormais vous annoncer que je viens de réussir à trouver le jouet ultime pour mener à bien ce doux rêve. Mais bon, ça ne s’est pas fait du jour au lendemain…
5 mois de recherche, de tests et le plus souvent de déception avec l’idée qu’il n’y avait peut être pas de solution. 5 mois aussi de douleur car vous pensez bien que certaines expérimentations se terminaient avec d’affreuses douleurs accompagné bien sur d’une mini déprime. La quête du Graal mérite des sacrifices et bien que ces échecs me causaient de gros coups de blues, ils m’aidaient à éliminer les pistes foireuses et les idées débiles (car j’en ai eu des tonnes). Le principe n’a pas changé au fond. Il s’agit toujours d’un tuyau que j’introduis dans mon zizi. Ce qui change c’est tout d’abord que ce tuyau est absolument invisible lorsque je suis nu. Même à y regarder de près, rien, pas l’ombre d’un tuyau.
En fait, il est à l’intérieur du zizi et s’arrête environ à 4 cm du bout du de l’urètre.
A l’autre bout, il termine dans la vessie avec un petit ballonnet gonflé ce qui lui assure un maintien parfait et l’empêche de sortir. Vous allez alors vous demander comment ai-je réussi à mettre ce tuyau et gonfler le ballonnet. C’est là que se situe toute l’astuce de ce jouet : le mode opératoire !!
Voici ci dessous comment j’ai procédé….

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